Partager une maquette BIM entre un bureau d’études français et une équipe de production à Hanoï n’est pas d’abord un problème de logiciel. Revit, Tekla et Navisworks fonctionnent de la même façon dans les deux pays. Ce qui décide du résultat, c’est l’accord : sur le niveau de détail, sur le nommage, sur qui possède quelle partie de la maquette, et sur la circulation des observations. Cet article liste les points que nous réglons avec un partenaire avant de modéliser le premier élément.

Partir de la convention BIM du partenaire

Notre position par défaut est de travailler dans votre convention BIM (BEP) et vos règles de nommage. Si le projet n’en a pas, nous proposons un accord court d’une page couvrant les mêmes points : structure de la maquette, niveau de développement, unités et origine, nommage, fréquence et formats d’échange. La cellule BIM de Hanoï est une équipe dédiée de modélisation et de coordination ; elle s’adapte à vos règles plutôt que de vous demander d’adopter les nôtres.

Convenir des rôles de chaque côté

Sur chaque projet, nous désignons un chef de projet, un responsable calcul et un BIM manager, et, pour les clients francophones, un coordinateur. Le BIM manager répond aux questions sur la maquette ; le chef de projet répond aux questions de périmètre et de délai. Demandez à votre côté de désigner des équivalents. La plupart des problèmes de coordination viennent de ce que l’on ne sait pas qui décide.

L’organisation retenue pour le centre commercial de Marrakech illustre l’idée : production construite autour d’un chef de projet, d’un responsable de l’équipe de calcul et d’un BIM manager, tâches réparties par lot de travail et suivies selon un planning. La même logique s’applique à une maquette : la découper par discipline ou par zone, confier chaque partie à une personne et suivre l’avancement par rapport à un plan.

Choisir les formats d’échange

Nous échangeons des fichiers natifs (RVT, DWG, fichiers Tekla, modèles SAP2000 ou ETABS) quand les deux côtés utilisent le même logiciel, et des formats ouverts dans le cas contraire : IFC pour les maquettes, BCF pour les observations, DXF et PDF pour les plans, XLSX pour les métrés et nomenclatures. La règle est simple : natifs pour éditer, IFC pour coordonner et archiver, BCF pour commenter, afin qu’un conflit soit soulevé et clos sur un élément identifié plutôt que décrit dans un courriel.

Utiliser votre plateforme

Teams, SharePoint, ACC ou la plateforme de votre choix : nous travaillons là où se trouve déjà votre information, avec transfert sécurisé vers votre plateforme ou la nôtre. Un rapport d’avancement hebdomadaire et un registre partagé complètent le dispositif. À la livraison d’une maquette, le registre l’accompagne, pour que observations et réponses restent réunies.

À quoi sert la maquette

Une maquette ne vaut que par ce qu’on en tire. Les sorties les plus demandées sont :

  • des plans générés depuis la maquette, pour que plans, coupes et nomenclatures restent cohérents entre eux ;
  • la détection de conflits et la coordination entre structure, architecture et lots techniques ;
  • des métrés par élément, zone ou phase, exportés vers Excel ;
  • une simulation 4D, lorsque le planning doit être confronté à la maquette.

Sur le centre commercial de Rabat, par exemple, Vifatec a construit le modèle 3D, réalisé l’analyse globale de la structure et de la toiture et développé les plans de coffrage sous Revit, aux côtés d’un bureau d’études structure français. La maquette a servi à la fois au calcul et aux plans.

Le contrôle qualité vaut aussi pour les maquettes

Avant livraison, les maquettes sont auditées, et le double contrôle s’applique : l’auteur, puis un contrôleur indépendant. Observations et révisions sont tracées, les données archivées avec leur historique. Des outils internes Dynamo et Python aident à vérifier rapidement les données et à réduire les erreurs sur les opérations répétitives comme le nommage, les paramètres et les nomenclatures.

Langue et communication

Les langues de travail sont le français et l’anglais, à l’écrit comme en réunion. Les cahiers des charges en français peuvent être lus directement, ce qui évite la perte de traduction qui ralentit bien des collaborations à distance. Notre direction compte quatre ingénieurs seniors formés en France, et un représentant à Paris peut vous rencontrer.

Une liste de contrôle avant de démarrer

  • Existe-t-il une convention BIM, ou un équivalent d’une page ?
  • Qui est le BIM manager de chaque côté ?
  • Quels formats sont échangés, à quelle fréquence, sur quelle plateforme ?
  • Comment les observations sont-elles soulevées et closes (BCF, registre) ?
  • Que livre-t-on avec la maquette : plans, métrés, registre ?

Répondez à ces cinq questions et le logiciel suivra.

Pour discuter d’un lot BIM, écrivez à contact@vifatec.com. Nous signons votre NDA avant de recevoir des données.